J’ai mille habits Mais ne m’en pare... Préférant le bord du lit Où lisant je m’accapare Trouvaille d’une poésie Dont je fuis la plupart Saucées dans de menues manies... Quand enfin l’une dépare Je me régale et je souris.
Je me jette alors dans un défi Me juge et me compare Et qu’elle est donc ma part Dans ce meilleur que je définie Suis-je bonne, suis-je à part ? Ai-je écrit un poème rare ?
C’est le temps qui, le dira ; En traînant ses vers, avare Le poème vivra sa vie Sur des supports bizarres Dans des temps indéfinis Un lecteur, comme moi, au lit Se laissera séduire, veinard Par ma veine ancienne, morte ternie ; Un lien sera conclu, billard D’homme à homme- raccourci, Un être rencontrera mon esprit Et s’en emparera, hasard Alors entendu sera ce que j’ai dit Compréhension en rencard Sur des siècles scellés sera pris Et je tiendrai ma réponse - sans le savoir.