Au son aigu ou aigrelet Dans la langueur de l’été Sur le tintement subreptice La mémoire, effondrée, excavatrice Avec la pendule du balancier A tout à coup ressuscité Bulle énorme chatoyante Sourires et lueurs câlinantes. Débarquée là, intruse dans la rue La tendresse native, disparue Ondoyant s’allongeait holographique Famille recomposée, anecdotique Au courant d’air qui furette Dans la chaleur aigrelette À l’aigu du troisième coup Arrachés, dissous, en contrecoup Ils s’en sont tous retournés À l’entre-deux des temps aimés. Ébrouée, par le tyran Présent J’ai vaqué, reprise au fil du temps Avec vous, fantômes usés. Un instant, une part étonnée De moi émue, s’est tue.