Je suis né penseur, Je suis né rêveur. Quand j’étais petit, On me plaçait sur la galerie. Assis sur ma petite chaise, Je regardais la rue poussiéreuse et sèche. Je voyais passer les marchandes souriantes, Et les chômeurs aux allures flamboyantes. La rue était l’écran de mon téléviseur. Les oiseaux, les chevaux et les promeneurs, Volaient et trottinaient comme des bons acteurs, Et comme des comédiens de véritable valeur. Ma ville était pittoresque, petiote et intéressante ; Pourtant la vie y était belle, simple et languissante. En comparaison de la capitale, Les choses n’allaient pas trop mal, Puisque tout le monde se connaissait. La mer n’était pas trop loin, Et le paradis –quelque lumineux, lourd et lent, Semblait presque lointain.
Je suis né penseur, Je suis né rêveur. Après tant d’années de lecture et d’humilité, Je suis devenu poète et alumnus lettré. De petites ou mini-anecdotes existent partout, Sous le ciel amphigourique, sombre, nuageux, triste et flou.
P.S. Traduction de ‘Thinker And Dreamer’ par Hébert Logerie.