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Hebert LOGERIE

Ode À Yseult

Femme, femme que j’aimais tant
Il y a plusieurs printemps
Qu’il faisait beau temps
Et le vent sifflait lestement bas et lent
Oh ! Femme, tu fus jeune, pétillante et forte
Mignonne, maintenant, tu es morte
Tu es couchée et dors comateuse sur le dos
Calme et tranquille comme l’eau
De l’étang paralysé et tu regardes le ciel
Les yeux hermétiquement clos
Où tout parait surnaturel et artificiel
Je me demande où je me plonge
Si c’est une illusion, un cauchemar ou un songe
Je ne me sens pas bien : je suis fou
Je me disparais dans l’ombre
Où tout est sombre
Comme mon sang. Je sens que c’est mon tout
Qui est emporté par la tristesse
Je me noie dans une étrange ivresse
Mon Dieu ! Oui, je suis en peine
J’ai perdu la plus belle des sirènes.

Femme, femme, tu étais charmante
La mignonne que j’aimais tant
Tu te souviens. J’ai perdu beaucoup de temps
A te mirer. Je me découvre sur la méchante pente
Je vais mourir aussi comme toi
Femme, lourde est la croix
Sur laquelle, je me trouve aujourd’hui
Le froid me gèle, me fige et le soleil me cuit
Je suis triste comme les fleurs fanées
Et toi, immobile, muette et couronnée
Je souffre, pleure et meurs aussi
Je ne veux plus rester ici
Mon cœur est lassé, affligé et assiégé
Je pleure et souffre. Ma force m’a laissé
Je me noie dans la douleur et m’enivre
Je meurs aussi. Je n’ai plus l’envie de vivre.

Femme, femme que j’aimais tant
Nous ne sommes plus au printemps
Mais presqu’en automne
Les cloches carillonnent
Il n’y a pas d’arc-en ciel dans le firmament
Je suis seul, en pleurs et très mécontent
Dans le labyrinthe du cimetière
Que la terre te soit infiniment légère !