Les années ont voilé patiemment mon esprit Qui vénérait jadis le calme de la nuit Et troublait le repos de mon humble sommeil Puis soulevait le regard brûlant du soleil.
Sous la cendre des jours le feu n'est pas éteint Jusqu'à déchirer la brume dans le regain Il cherche dans la quête un long souffle mystique En adorant la splendeur du matin antique.
L'ombre cède son trône aux lueurs de l'éveil Et l'âme s'enivre de l'aurore vermeille Le silence vibrant en accords de lumière Retrouve du noble azur la première pierre.