Dans le silence seul s’éveille la vérité, Loin des bruits du monde et des vains artifices. L’ombre cache un feu doux qui brûle sans blesser, Car la forme s'efface au creuset du sacrifice.
Dissous l'orgueil d'un cœur autrefois trop durci, Fixe le grain errant d'une pensée volage. La Pierre ne gît pas sur les hauts pics d'ici, Mais au fond du silence où s'apaise l'orage.
Ce monde extérieur n'est que ton propre miroir, Où se peignent les traits de ton âme profonde. Du berceau de la nuit surgit le jour à voir, Et l'épine protège un secret pur du monde.
Ne cherche pas la rose au détour des chemins, Si tu crains la blessure où se cache son sens ; Qui se dompte lui-même en son propre destin Surpasse l'univers et trouve son essence.