Dans ces soirs où la nuit vient bercer la lumière Et apaise son feu d'un baiser sur le front Charme l'agitation, du chant de ses rivières Une brune tendresse endort ses cheveux blonds
Tout un horizon noir voit la blanche paupière D'une lune argentée de mystères oblongs Des griffes s'étirer dans l'ombre des tanières Des plumes s'élever de souffles vagabonds
De fantômes vêtue, la caresse se mêle Aux rêves parvenus aux murmures des bois Retenus aux reflets opalins des ombelles L'écho du silence à l'unisson de sa voix
Des abysses profonds où le temps s'évapore Emerge lentement le bleu, qui entrevoit Les pâles lueurs, où les merveilles se dorent La candeur du retour aux douceurs de ses doigts