Terre, je vois tomber les pétales des fleurs Sous les ors du soleil, Le bleu s'évaporer en ardentes chaleurs, Ecrasé de sommeil, Le rouge s'irradier dans toutes les couleurs
Dans les aurores, quand même l'aube vacille, L'herbe devenir paille, Le midi insolant, déverser ses aiguilles, Où les pierres s'écaillent. L'obscurité attend. Tout se recroqueville.
Dans les soirs tannés que l'orage a déserté, L'arôme est sublimé, L'ombre s'est étalée, l'oeil s'est dilaté, Le sol a craquelé ;
Et quand auront tari, des nuits de nos folies, Les fontaines Wallace, Restera de la fièvre une terre où la vie Avait toute sa place.