Si loin de moi pourtant, j'assiste quand je dors, Au grand épanchement des bondes des barrages, Des trop-pleins retenant mes amours et mes rages, Auxquelles je n'entends vibrer aucun accord.
Tout marque inconsciemment, et l'esprit, et le corps, Tout s'imprègne au dedans, et l'étale, et l'orage, Tout colore le sang, concordes et carnages, Tout se disperse au vent, les rouilles et les ors.
Tout passe par le temps, les trêves et les veilles, Les joies et les tourments, les peurs et les merveilles, Tout devient flamboiement quand paraît le soleil,
Les tissus, les froments, quand s'embrasent nos trames. Dans le souffle naissant, qui berce le méteil, Tout tient le mouvement, les remous de nos rames.