Dans ce temps relatif, tant de questions m'obsèdent : Pourquoi l'enfant qui naît n'a pas le même sort ? L'un va vivre cent ans quand l'autre sera mort Après quelques instants, quelquesoit le remède.
Qui décide du seuil, et qui dispose et plaide Pour l'être à peine né dont l'âme arrive et sort ? Lui refuser d'aimer, de ressentir son corps, D'apprendre et voyager, lui dénier toute aide,
Tout espoir de connaître une enfance, un chemin, N'est-ce pas une énigme, un mystère bien vain Que celui de vieillir un jour ou des années ?
Qu'on le nomme destin, hasard, fatoum, karma, D'où jaillit cet esprit sans chair, âme incarnée, Qui venant du néant y retourne au trépas ?