Quand les chars sont entrés, les femmes se terrèrent Avec quelques vieillards, et puis tous les enfants, Dans les sous-sols, abris et caves existants, Apeurés par le bruit des bombes incendiaires.
Mais pourquoi nous tuent-ils, puisqu'ils étaient nos frères ? La haine est devenue un poison entre nous. Plus d'eau, plus d'aliments, la mort rôde partout… Nous avons dû manger le vieux chien de ma mère !
On ne peut pas sortir : les russes qui nous visent Sont de jeunes ados enivrés par la prise De vodka, par les viols et l'instinct du chasseur !
Mais où donc irons-nous, coincés entre deux mondes Celui des barbaries et celui de l'immonde Et très lente agonie où s'enferment nos pleurs …