Quand elle était enfant, nous dansions la valse Que j'aimais fredonner comme un air entraînant. On tournait enlacés, on tournait en riant, Le monde autour de nous se figeait dans l'espace !
Et plus rien ne comptait, au creux de cette grâce, Que l'amour et la vie échappés d'un instant, Comme une fleur fugace, à cueillir au présent, Pour se l'enfouir en nous avant que ne s'efface
Cette heure évanouie ...Ô tout autour, hélas, S'en va, par le destin des destins emportés. Tourne, tourne le temps, et passent les années ...
Car même si parfois je suis triste ou trop las, Ce souvenir renaît, virevolte et s'embrase Et dansent, sous mes yeux, les trois temps de l'extase.