Dans les jardins d'Edo peuplés de vieilles pierres, Les cerisiers fuchsias et les geishas poudrés, Comme des océans d'étoiles enneigés, Exhalent au printemps leurs robes de lumière.
Du pavillon d'argent jaillit une prière Qui monte du Shintô vers le Fuji sacré Pour la cérémonie ancestrale du thé, Renouant l'Art du Zen au pied du sanctuaire.
L’immaculé Torii lève ses bras puissants, Ecarlates carmins de ce soleil levant Qui rougit autrefois les drapeaux et les sabres.
Alors tous les Shoguns et tous les Samouraïs, Dont le passé ne vit qu'en des mangas hentaï, Ressuscitent le sang du feu des candélabres.