Elle allait convoler, ce matin, sans attendre… Il tenait un bouquet pour sa belle, en courant… Au bas de l’escalier, leurs pas s’entrechoquant Les trouvèrent heureux … et tristes, sans comprendre !
Elle aimait la fossette au bord de ses joues tendres. Il aurait tout donné pour arrêter le temps. – Destin absurde et fou ! – ce temps qui coule tant… Mais pas à reculons, vers ce bonheur à prendre !
Tandis qu’il lui posait ses roses dans le cœur, Elle buvait ses yeux, y cherchant la couleur Des instants précieux dont le présent se pare.
Ils sentirent, tous deux, monter un seul désir. Elle hésita : l’esprit dit au cœur qu’il s’égare. Un baiser la retînt à jamais de partir… Septèmes, 12 août 2009