Il est venu de loin le médecin rebelle, Il est monté de loin l’argentin sans pays, Celui qui traversait les peuples sur sa selle En libérant les corps des chaînes de l’oubli.
Il a brisé la peur et vaincu la souffrance De tant d’êtres soumis au sort de Battista; Avec Fidel, ils ont éclairé l’existence D’un lendemain meilleur en dépit des combats.
Puis il est reparti pour une autre misère, Vendu, blessé, trahi sur le sol congolais, Seigneur des guérillas, libérant tous ces frères Dont la foi vers sa foi sereine se tendait.
Ernesto Guevara, homme libre et sans maître, Tu sus donner ton cœur, ton sang pour l’étranger. Il te pleure aujourd’hui, comme un père peut l’être, Ce doux peuple cubain pour qui tu fus le Ché…