Tes cheveux de lichens moutonnant sous l’écume, La libre expression de ta voix dans l’azur, Et ton rire enfantin où vogue le vent pur Sont un sang précieux pour ma vivante plume.
Un jour, tu reliras ces vers qui me résument D’un vieux cœur désolé de n’être, à l’âge mûr, Plus proche de tes yeux si calmes et si sûrs, Comme la Nuit que, seul, un feu follet rallume.
Que peuvent les discours, les regrets, les honneurs, Contre ce cœur qui bat, frôlé par ta douceur, Ô toi, Chair de ma Chair, berceau d’un héritage ?
Sur ce visage aimé, plus beau que tout ami, Ma main caresse l’âme où la Splendeur a mis La grâce d’une Fée et l’épure d’un Mage…