Sous les vents mordants Des rue et des avenues Lutte, glaive et serments Sous la botte de l’inconnu L’armée privée du roi, sa milice Le canon sous le manteau Vint pour la loi à Minneapolis Ou bien pour son fardeau
balles en caoutchouc et fumée Aux lueurs de l’aube naissante Le peuple debout dans sa dignité Hurle dans la nuit pressante Où devait régner la clémence sur la neige du raisiné Deux morts laissés à l’oubli glacé au silence au silence
Minneapolis, j’entends ta voix Dans la brume rouge chanter Pour cette terre et son choix Et l’étranger à abriter Ici chez nous, ils ont assassiné En cet hiver deux mille vingt-six Rappelle toi des noms fusillés Dans les rues de Minneapolis
Les sbires du maitre frappaient fort Au visage, à la poitrine les coups de feu – la mort et ici gît, neige assassine Légitime défense, dirent-ils vous n'avez rien vu, mentent-ils C’est notre chair, nos cris Sifflets et téléphones, sont nos fusils Contre les mensonges d'états, infinis
Minneapolis, j’entends ta voix Dans la brume rouge crier Rappelle toi des noms fusillés Minneapolis, j’entends ton émoi
Ils disent vouloir faire respecter la loi Mais foulent nos droits à terre Si ta peau est basanée , quoi Tu peux être mis à terre Par nos chants à l’écho rageant L’âme de la ville résistait vitres brisées et larmes de sang Minneapolis s'éveillait
Minneapolis, j’entends ta voix Dans la brume rouge chanter Ici chez nous, ils ont assassiné En cet hiver froid et gelé Pour cette terre et son choix Et l’étranger à abriter
Rappelle toi des noms fusillés Dans les rues rouges et glacées Rappelle toi des noms fusillés Dans les rues rouges et glacées Rappelle toi des noms fusillés Dans les rues rouges et glacées