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Didier Colpin

Fantasmes absolus ! Club libertin et...

Club échangiste,
Club libertin…

Inclure l’Homme de sa vie
Dans une fidélité élargie…

Inclure la Femme de sa vie
Dans une fidélité élargie…

Jamais de Bonnie sans Clyde,
Jamais de Clyde sans Bonnie…

Monsieur
Comme mâle dominant

Monsieur
Comme Maître de cérémonie

Monsieur
Comme gardien du Temple…

Madame…

Dans l’animalité
De sa nudité
Convoitée admirée
Et savourée…

La voir se consumer
D’un feu renouvelé
Par des hommes
Électrisés…

Admirer
Son Corps se cabrer
Poupée désarticulée…

Écouter
Ses gémissements
Plaisir qui ne ment…

Promenade sur les plages de Lesbos
Guidée par la main de Sapho
Bercée par les chants de Bilitis…

S’émouvoir de
Son regard hagard
Qui le cherche
Et surtout s’étonner
De sa pureté…

Comprendre
Que pour Elle
Ces hommes ne sont
Que plaisirs offerts
Par son Homme…

Comprendre
Qu’Elle a besoin
De Sa présence
Qu’il Lui tienne la main
Qu’il l’assure de son amour…

Comprendre
Que tous étaient
Sans visage
Et sans âmes
Et qu’Elle ne voyait
Et ressentait
Que Lui…

Et une fois sortie
Sensuellement épanouie
N’aspirer qu’à câliner
Son Aimé…

Et une fois sorti
Sensuellement épanoui
N’aspirer qu’à câliner
Son Aimée…

Et s’enlacer
Sans s’en lasser
Et sans lasser
Étreintes partagées…

Et s’endormir…
Amoureusement
Innocemment
Fébrilement
Tendrement…

MAIS !
DANS LE TITRE L’UTILISATION DU PLURIEL
NE VOUS AURA PAS ÉCHAPPÉ !

Voilà un autre fantasme, encore plus absolu,
Encore plus fort !
D’une lumière aveuglante !
Qu’aucune lumière noire d’aucun club ne peur égaler !

Vous avez « adoré » le premier !
Aimerez-vous le suivant ?

Vous avez détesté le premier !
Vous aimerez le suivant !

Je n’ai aucun attrait pour le puritanisme !
Alors je citerais G. Brassens qui ne l’était pas :
« Elle est de toutes la dernière qu’on oubliera
La première fille qu’on a pris dans sas bras ! »

Imaginez-vous au soir de votre vie…
A vos côtés une vielle Femme….
Que vous voyez jeune…
Car vous l’avez connu jeune….
Et elle est là à vos côtés…
Et vous êtes là à ses cotés…
Et elle vous aime…
Et vous l’aimez….

Excusez-moi,
Mes yeux se brouillent…

« Il pleut dans ‘mon’ jardin
Sur ‘mon’ rivage
Et si j’ai de l’eau dans les yeux
C’est qu’il me pleut sur le visage… »
Ce jardin d’Anne Venderlove est aussi le mien…