Tu avais à dessein tant de jours devant toi Mais soudain il suffit, pour les voir abolis Ces printemps à venir, un écueil qui s’éploie Où vont s’amalgamer des fils anéantis.
Lui, il t’emmènera là où tout recommence, Où tu effaceras tout ce qui te déçoit, La maladie… la vie qui jusque-là fit loi Et tu l’enlaceras pour une inouïe danse.
Tu vivras avec lui les moments les plus forts, Ce jusqu’à dévaler par-delà les nuages Des pistes infinies et des torrents sauvages T’éloignant à jamais des rivages retors.
Tu verras des sommets éblouis de soleil Où l’aigle qui fend l’air, se rapprochant des cieux, Fait la nique aux éclairs qui t’ont brûlé les yeux Et tu contempleras tout ce qui t’émerveille.
Non, il n’est pas trop tard pour envoûter l’espoir En gageant qu’il pourra conjurer la souffrance, Et que son manteau blanc occultera ce noir, Source de guérison bâillonnant le silence.