Avait-elle oublié ce que c’est que l’amour, Celui que l’on conjugue au présent… pour toujours ? Le destin facétieux émoustille les choses Au détour imprévu d’une main qui s’y pose.
Et lui, dans tout cela, ce bel homme impromptu, Que la vie plaçait là soudain sur son chemin, Qu’avait-il espéré avant qu’elle soit venue Pour aller se mêler aux fleurs de son jardin ?
Dans sa bulle elle entra sans aucun préambule, Le mettant au défi de percer ses secrets Et boire son absinthe au calice du vrai Jusqu’à en chavirer, bravant son crépuscule.
Il entra, lui aussi, dans sa vie de bohème, Où le temps qui courait s’enfuyait sans retour, Et ce charivari aiguillonna sa flemme Comme un soleil fougueux éperonne le jour.
Le Magicien des Cieux avait donc un dessein, Il n’attendait qu’un mot, un geste ou un regard, Pour aller parapher le décret souverain Unissant ces deux-là, estompant le brouillard.
Et les voici, tous deux, à la croisée des routes, Se tenant par la main, de l’amour amoureux, Ils ont mis de côté leurs émois et leurs doutes En prenant ce chemin qui était fait pour eux.