Tu étais devenu la mascotte d’un clan, Tu avais pris nos cœurs dans ses pattes de chien, Tu nous suivais partout et peu importe quand, Tu étais cet ami, familier bohémien.
Sur les routes fleuries de Navarre et Morvan, Tu trottinais fidèle à côté de celui Qui t'avait accueilli, reçu tel un diamant Que l’on offre en présent pour enrichir la vie.
Les années ont filé de Janvier à Décembre Et les saisons ont fui de l’hiver au printemps, Chaque jour qui passait était si palpitant… …Mais l’automne, un matin, est venu vous surprendre.
Cours amis de toujours dans les steppes sauvages ! Fais la nique aux démons qui peuplent les enfers ! Si le glas a sonné, rien ne pourra défaire Ce que tu as donné… qui taira les orages.
Oh oui cours, mon frérot, dans ton nouvel empire Qui verdoie sous l’élan d’un soleil éternel ! Si les larmes pouvaient construire un arc-en-ciel, Je monterais là-haut pour te fair' revenir !
Pour te faire rentrer là où les cieux flamboient Quand l’astre blond décroit et, fatigué, se couche, Là où ton ami chat, qui gémit quelquefois, S’endort le soir venu sur ce qui fut ta couche.
Il lui reste de toi ce que tu as offert ; La place qu’en son cœur longtemps tu occupas Restera à jamais gravée telle une aura… …Tout comme au marbre gris de ta demeure en pierre.