L’aurore l’ouvrit à la vie Laissant son ample robe Dévoiler son corps, Avec son cœur orné d’or. Gracieuse, légère, presque divine Vous enivre de son délicat parfum La rosée du matin T’offre ses perles Pour sublimer ta robe blanche. Silencieuse, gracieuse telle une danseuse Tu te laisse bercer au gré du vent. Tu n’as que peu de temps Pour pouvoir t’épanouir Et déployer tes charmes pour te reproduire. Capricieuse, tu t’ouvres et te referme Laissant perler des larmes de tristesse Tu as été un symbole d’amour Une féérie le temps d’un instant Gracieuse et coquette, Du haut de ton perchoir épineux Un bourdon tourne autour de toi. Se pose et se délecte de tes saveurs D’aventures en aventures, faute de temps Tu n’auras vibré danser qu’un bref moment Tu te prépare déjà à ce qu’on t’oublie Pour éclore ailleurs dans d’autres temps.