On est ni sage ni mauvais de naissance C'est vos parents les premiers marqueurs Qui vous accueillent vous câlinent! On vous allaite, on vous change On vous apprend à parler à marcher. Puis place aux maternelles, nounous et autres Vus grandissez, vous évoluez Curieux vous aborder la vie innocemment inconsciemment Puis vous stocker de nouvelles images Vous imitez l'adulte en citant des mots Histoire de tester et de comprendre. Son passage de l'inconscient au conscient S'opère par de multiples comparaisons Sa curiosité est en éveil, en admiration L'arrivée d'un "intrus " dans la fratrie N'était pas prévu, il accuse mal le coup Il n'a plus l'exclusivité, et tente de reconquérir Ses privilèges d' aîné. Puis s'insurge face à l'injustice Il n'est plus le chouchou, ses parents l'ont déchu De mal en pis il constate qu'il a tout perdu Se rebelle et prend des coups qu'il accuse mal Il coupe les lanières du martinet Découpe le ceinturon. Il se durcit Il ne pleure plus il a mal pourtant Il se contente de sourire histoire de dire Continue tu n'auras pas raison, j'ai gagné! T'as pas de chance "petit" les parents pas là La tante assure la permanence et profite de l'opportunité Sans scrupule, ni pudeur ose attoucher l'intimité du gamin Tout parait normal pour se gamin, il est encore innocent Marquer à vie, quelques années après, comprend Hélas trop tard, dans un milieu tabou, accuser pour dire quoi? On m'a violé! Quel non sens t'es un gamin, un gros menteur! Malin, il a trouvé d'autres astuces et a appris malgré lui A se mettre à profit les coups les réprimandes et sanctions Indifférent à quasi tout devient très paresseux La bonne aubaine, ses parents l'éloignent pour le sanctionner Il trouve enfin quiétude et bien être auprès de ses grands parents. Il s'est construit et s'amuse à jouer avec des inversions En faisant de son mal vécu un acquis pour ne pas reproduire Et s'octroyer une carapace dans une peau d'adulte. Il est gringalet n'a pas suffisamment de poigne pour cogner Il joue avec les mots et son innocence d'antan Pour frapper avec des mots désobligeant. Il sait que les mots blessent bien plus que les coups