Imprévisibles torrents qui surprennent Entre pentes et rochers, déferlent Mélant leurs flots pour s'unir Sans être vus, forcément entendus Sans règle définie, passent partout Pour finir se terrent au fond du vallon Pour grossir des eaux plus calmes. De rivières en rivières, s'en iront Rejoindre un fleuve pour se perdre dans l'océan. L'aube est claire limpide comme l'eau L'aubaine de quelques paroles, glanées ci et là Finissent par souiller, l'âme de ces eaux. La voilà songeuse, rêveuse, elle voulait rejoindre la mer Perdue se retrouve larguée, en pleine ocèan. Dans l'obscurité, n'a pas vu son étoile Ce point lumineux qui l'aurait guidé Cycle des eaux , culte de la vie S'éteind et renaît pour s'aventurer La vie, tel un fleuve tranquille Charge le destin, de laisser libre court A cette eau vive, pourqu'elle vive sa vie !