L'automne jette ses derniers feux Ses rougeurs de flammes ses lueurs d'incendie S'éteignent peu à peu Inexorablement la terre se refroidit Le soleil qui s'éclipse plus tôt dans la journée Nous ôtant sa lumière laissant place aux mensonges Ne nous quitte pas vraiment sa présence se prolonge Il nous revient la nuit sous la forme un songe Comme danse un voilier gouverné par le vent Aux voiles bariolées des couleurs de l'aube